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Autres
textes
Circulaire du 23 mars
1995
du Ministère de l'Education Nationale
relative à l'amélioration des transports
scolaires
complétée par
Note de service du
22 mars 1996
Attention,
seuls les textes parus au Bulletin Officiel ont une valeur authentique,
nous ne pouvons être tenu responsables d'une erreur éventuelle.
Circulaire du 23 mars 1995
Paris, le 23 mars 1995
Le ministre dEtat, ministre de lintérieur et de laménagement
du territoire, le ministre de léducation nationale, le ministre
de léquipement, des transports et du tourisme, le ministre
de lagriculture et de la pêche et le ministre de lenseignement
supérieur et de la recherche à Mesdames et Messieurs les
préfets des départements. Mesdames et Messieurs les directeurs
régionaux de lagriculture et de la forêt, Monsieur
le directeur de lAcadémie de Paris, Mesdames et Messieurs
les inspecteurs dacadémie, directeurs de services départementaux
de léducation nationale, Messieurs les directeurs départementaux
de léquipement.
Nécessité géographique et sociale, les transports
scolaires concernent, chaque jour, quatre millions délèves.
Mais les trajets impliquent des journées plus longues et provoquent
une fatigue qui nest pas sans incidence sur les résultats
scolaires.
Les transports scolaires sont des services réguliers, publics,
(article 29 de la loi du 22 juillet 1983) et lorganisation des circuits
doit répondre à lintérêt des élèves,
même si elle ne peut négliger les contraintes matérielles,
techniques et économiques.
La recherche de conditions plus favorables quant au mode de transport,
à laccueil, aux attentes et à lorganisation
dactivités adaptées doit permettre de réduire
et de mieux utiliser le temps du trajet.
Bien quétant une compétence décentralisée,
les transports scolaires demeurent une préoccupation de lEtat
qui se doit de contribuer, en particulier grâce au développement
de la concertation, à lamélioration de leur organisation,
de leur sécurité et de leur qualité.
I - Nécessité
dune concertation accrue pour améliorer lorganisation,
la sécurité et la qualité des transports scolaires.
I.A - Concertation et coopération
Les lois de décentralisation
ont attribué, en dehors de la région Ile-de-France ou lEtat
demeure responsable, aux départements et autorités organisatrices
des transports urbains la compétence dorganisation et de
financement des transports scolaires. Ces autorités peuvent confier
par convention à des organisateurs secondaires, notamment à
des communes ou à des syndicats de communes, lorganisation
des transports scolaires.
Il ressort détudes menées en la matière (rapports
du Conseil national des transports dune part, de linspection
générale de ladministration de léducation
nationale et du Conseil général des ponts-et-chaussées
dautre part) que lamélioration des transports scolaires
nécessite une concertation plus développée entre
les différents acteurs : présidents de conseils généraux,
autorités compétentes pour lorganisation des transports
urbains, transporteurs, inspecteurs dacadémie, directeurs
des services départementaux de léducation nationale,
chefs détablissement, directeurs décole et associations
de parents délèves.
A cette fin, il convient de mieux connaître les besoins, de mieux
tenir compte des réalités locales et du rythme de vie des
enfants, de réduire au minimum la durée des transports et
dassurer une meilleure sécurité aux points darrêt.
Pour permettre la réalisation de ces objectifs, la concertation
et la coopération doivent être développées
à tous les niveaux :
- au niveau départemental, les inspecteurs dacadémie,
directeurs des services départementaux de léducation
nationale entretiennent les relations régulières avec les
services organisateurs des transports. Ils prennent nécessairement
contact avec ces derniers lors de la préparation des mesures de
carte scolaire ainsi que pour le premier degré, des décisions
daménagement du temps scolaire et de modification des horaires
dentrée et de sortie des écoles maternelles et élémentaires
:
- en outre, sous lautorité des inspecteurs dacadémie,
directeurs des services départementaux de léducation
nationale, les inspecteurs de léducation nationale, chargés
de circonscription, informés par les chefs détablissement
et les directeurs décole, communiquent aux organisateurs
tous renseignements pratiques qui pourraient leur être nécessaires,
notamment les prévisions deffectifs délèves
concernés par les transports scolaires. Ils leur font part des
observations et des propositions éventuelles des conseils dadministration
des lycées et collèges et des conseils décole.
Les décisions et prévisions évoquées aux deux
paragraphes précédents sont fournies aux organisateurs dès
que possible dans lannée scolaire, et en tout état
de cause dans des délais autorisant la mise en oeuvre des procédures
instaurées par la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative
à la prévention de la corruption et à la transparence
de la vie économique et des procédures publiques (titre
II, chapitre IV) modifiée par la loi n° 94-679 du 8 août
1994 portant diverses dispositions dordre économique et financier
(article 70).
- Les
services de léducation nationale collaborent avec les organisateurs
des transports scolaires afin de définir les circuits et les modes
de transports (autocar, minibus...) les mieux adaptés aux réalités
locales (milieu rural, zones de montagne...) de manière à
respecter le rythme de vie des enfants.
- Dans le second degré, les chefs détablissement harmonisent,
autant que possible, les horaires denseignement, les communiquent
aux autorités organisatrices et, en tant que de besoin, se concertent
avec elles afin de réduire le temps de transport. Ils se préoccupent
des transitions du temps scolaire au temps de transport.
Ils prennent les mesures nécessaires en fonction de lâge
des élèves et de la diversité des modes de transport
utilisés (bicyclettes, cyclomoteurs, voitures) à la bonne
organisation des mouvements délèves à lintérieur
de létablissement au moment de la sortie des cours.
- Les chefs détablissement et les directeurs décole
se rapprochent des services compétents de communes afin de rechercher
les moyens permettant deffectuer dans des conditions optimales de
sécurité, lentrée et la sortie des élèves,
leur descente et leur montée dans les transports ainsi que lattente
devant les établissements scolaires. Ainsi, ils proposent aux maires,
investis des pouvoirs de police et de gestion de la voirie communale,
de prendre les mesures appropriées en vue daméliorer
les conditions de circulation et de stationnement aux abords des écoles
et des établissements scolaires.
- Les chefs détablissement et les inspecteurs de léducation
nationale veillent à établir une bonne communication avec
les responsables du service des transports afin quils puissent sinformer
mutuellement des divers incidents et aléas pouvant survenir au
cours de lannée scolaire.
I.B - Rôle du conseil de l'éducation nationale institué
dans le département (CDEN).
Larticle 29 de la loi du 22 juillet 1983 prévoit que
les départements, qui ont la charge des transports scolaires, consultent
les conseils départementaux de léducation nationale.
Le décret n° 85-8952 du 21 août 1985 relatif à
la mise en place de ces conseils précise quau titre des compétences
du département, ils sont consultés sur «lorganisation
et le fonctionnement des transports scolaires».
Ce thème est donc inscrit à lordre du jour par le
président du conseil général conformément
aux dispositions du décret précité. Il est souhaitable
que les représentants des prestataires de transport soient invités,
en tant quexperts, lors des débats sur les transports scolaires,
sur les modifications des horaires de fonctionnement des établissements
et sur les aménagements du temps scolaire.
Le CDEN constitue, en effet, un lieu de concertation privilégié
où les difficultés rencontrées en la matière
par les différents acteurs peuvent faire lobjet dun
examen approfondi. Linspecteur dacadémie, directeur
des services départementaux de léducation nationale,
qui a préalablement communiqué toutes les informations utiles
au conseil général en vue de la mise en place des circuits
pour lannée scolaire suivante, examine ceux-ci au regard
de lintérêt des élèves. Le cas échéant,
il fait connaître au conseil général ses observations
sur le schéma dorganisation des transports scolaires.
II - Actions en faveur de la sécurité
et de la qualité éducative des transports.
II.A - Education à la sécurité.
Léducation à
la sécurité, relative aux règles de sécurité
routière, est une obligation prévue par la loi du 26 juillet
1957 et du décret n° 93-204 du 12 février 1993. Elle
est inscrite dans les programmes des écoles et des collèges
et explicitée sur ce point par les circulaires du 25 septembre
1987 :
«Sécurité et protection des élèves dans
les écoles»,
«Education et sécurité routière dans les écoles
maternelles et les écoles élémentaires»,
«Enseignement des règles de la sécurité routière
au collège».
Pour sa mise en oeuvre, les actions proposées par les enseignants
peuvent sinscrire dans les campagnes existantes et sappuyer
sur les documentations variées émanant aussi bien du réseau
du centre national de documentation pédagogique que de diverses
associations spécialisées. Cet apprentissage peut également
faire lobjet dun projet décole ou détablissement.
A cet effet, les différents partenaires peuvent être consultés
et utilement associés aux actions qui sont menées. Ainsi,
les enseignants peuvent faire appel à des agents des administrations
compétentes en matière de sécurité routière
ou à des membres dassociations intervenant dans le même
domaine et plus particulièrement celles spécialisées
en matière de transports scolaires. En outre , les autres partenaires
concernés (collectivités locales, associations de parents
délèves, délégués départementaux
de léducation nationale...) peuvent également être
sollicités.
II.B - Promouvoir la sécurité et la qualité des
transports.
De meilleures relations humaines et une meilleure qualité de
vie dans les transports doivent être recherchées.
Si lamélioration des comportements sociaux des élèves
peut faire lobjet dune sensibilisation particulière
par le biais de lenseignement déducation civique, elle
peut également sinscrire dans une démarche contractuelle,
où lélève, se sent responsabilisé dans
ses actes et dans leurs conséquences.
Une meilleure organisation des transports, tenant compte des impératifs
posés, notamment, par lâge des élèves
peut permettre daccentuer la recherche de qualité des transports.
Pour les jeunes élèves, en particulier, il est préconisé
de prévoir la présence daccompagnateurs.
En tout état de cause la sécurité des élèves
doit être permanente et lorganisateur en est responsable.
II C - Améliorer la formation.
Léducation à la sécurité ainsi que
les attitudes nouvelles de relation et danimation font lobjet
dune formation.
Lattention des directeurs des instituts universitaires de formation
des maîtres (IUFM) est appelée sur limportance de léducation
à la sécurité routière et sur lutilité
dy sensibiliser les futurs enseignants.
Les plans académiques et départementaux de formation continue
prévoient des actions comportant un volet sécurité
routière, ouvertes aux enseignants ainsi quà dautres
personnels concernés. Les correspondants académiques et
départementaux à la sécurité contribuent largement
à ces diverses actions. Ils peuvent également faire appel
à des associations spécialisées.
Les journées pédagogiques et autres rencontres professionnelles
peuvent, en partie, servir de cadre à des réflexions et
des propositions visant à améliorer léducation
à la sécurité.
La sensibilisation des conducteurs de car aux caractéristiques
des publics scolaires doit faire lobjet dune attention particulière.
Les personnels de léducation nationale apportent leur concours,
en tant que de besoins, aux actions de formation de ces conducteurs organisées
par les autorités organisatrices ou par les transporteurs.
Le transport scolaire, service public, mais aussi phénomène
social et économique, a atteint un développement important.
Au coeur de la problématique daménagement du territoire,
il requiert de la part de tous les partenaires concernés un effort
soutenu de concertation afin de garantir une organisation, une sécurité
et une qualité conçues au service des élèves.
Les destinataires de la présente circulaire, sont chargés,
chacune en ce qui le concerne, de lapplication et dune large
diffusion de ces dispositions.
Le ministre de léducation nationale, François BAYROU
Le ministère dEtat, ministre de lintérieur et
de laménagement du territoire, Charles PASQUA
Le ministre de léquipement, des transports et du tourisme,
Bernard BOSSON
Le ministre de lagriculture et de la pêche, Jean PUECH
Le ministre de lenseignement supérieur et de la recherche,
François FILLON
Note de service
du Ministère de l'Education Nationale
n° 96-093 du 22 mars 1996
complétant la circulaire°du
23 mars 1995
Texte adressé aux recteurs ; au directeur
de lacadémie de Paris ; aux inspecteurs dacadémie,
directeurs des services départementaux de léducation
nationale.
La circulaire interministérielle n° 95-071 du 23 mars 1995
(B.O. n° 20 du 18 mai 1995) trace le cadre des actions à mener
pour lamélioration des transports scolaires. Laccent
y est mis sur la concertation entre les services déconcentrés
de léducation nationale et les départements ou les
autorités organisatrices des transports urbains, avec la participation
des autres acteurs concernés : parents délèves,
chefs détablissement et directeurs décole, transporteurs.
Le texte rappelle le rôle du conseil de lEducation nationale
institué dans le département (CDEN) qui est consulté
sur lorganisation et le fonctionnement des transports scolaires.
Cette instance constitue un lieu de concertation efficace lorsque ses
travaux ont fait, en temps utile, lobjet dune préparation
approfondie à laquelle vous contribuez largement.
Les modifications de la carte scolaire ont, en effet, des incidences directes
sur lorganisation des circuits de transports scolaires, quil
sagisse de louverture ou de la fermeture d'écoles,
de la mise en place de regroupements pédagogiques intercommunaux
à classes dispersées (RPID) ou concentrées (RPIC)
ou bien, pour ce qui concerne le second degré, de modification
des secteurs scolaires ou de structures pédagogiques. Il en est
de même des aménagements du temps scolaire portant sur le
nombre de jours de classe ou sur les horaires d'entrée et de sortie
des élèves. Chaque fois qu'un projet d'opération
implique une modification, même limitée, d'un ou de plusieurs
circuits de transports scolaires vous veillerez à engager avec
le conseil général le dialogue nécessaire, car il
importe que les autorités organisatrices des transports scolaires
aient, dès que possible, connaissance des changements envisagés
et puissent émettre un avis et formuler des propositions. Les décisions
devront être transmises au conseil général très
rapidement car il est indispensable que les services organisateurs des
transports scolaires disposent de délais convenables pour négocier
avec les transporteurs les modifications nécessaires des contrats.
Afin de faciliter la régularité des relations avec le conseil
général, il est souhaité que vous désigniez
dans vos services un correspondant pour les transports scolaires, interlocuteur
permanent du conseil général en ce domaine. Des contacts
réguliers avec le conseil général doivent contribuer
à obtenir si besoin est, une amélioration du parc des cars
scolaires et une adaptation des conducteurs aux caractéristiques
du public transporté, ainsi que toute mesure visant à faciliter
lutilisation des transports scolaires par les élèves.
Bien que situés hors du temps scolaire, les transports sont un
moment de la vie de lélève et requièrent donc
toute votre attention au titre dune prise en considération
globale des enfants. La concertation régulière avec le président
du conseil général et ses services est donc dune particulière
importance et il importe que vous veilliez à ce quelle se
déroule dans des conditions satisfaisantes
* Note de service N°96.093 du
22-3-96 - BOEN N°14 - 4 avril 1996
Informations
ANATEEP - 8, rue Edouard Lockroy 75011 Paris
Tél (0)1.43.57.42.86 -Fax (0)1.43.57.03.94 |
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