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Questions / Réponses
Textes officiels


Documents téléchargeables

Fiche explicative
du ministère de l'économie sur passation des contrats de transports scolaires

(www.minefe.gouv.fr, commande publique, marchés publics)
Contrat type "transport collectif occasionnel"
(annexe du décret du 22 août 2008)
Contrat type
organisateur/transporteur "Sorties scolaires"
Eléments d'information préalables à l'établissement d'un contrat en transport public occasionnel et collectif de voyageurs par autocars -document CNT-
Charte de l'accompagnateur (exemple)

Réponses à vos questions les plus fréquentes
(1ère partie):

Cette rubrique est actualisée en fonction de l'évolution de la réglementation.
Dernière actualisation : août
2007

Est-il vrai qu'il existe une "règle du 3 pour 2" qui permet dans un car d'assoir 3 enfants sur 2 places ? (un parent d'élève)
Réponse ANATEEP : (article 52 de l’arrêté du 2 Juillet 1982 modifié) «[...] Dans les véhicules conçus pour le transport d’adultes, tout siège transversal sans accoudoir central (ou avec accoudoir escamotable) prévu pour deux personnes peut servir pour trois enfants dont l’âge n’excède pas douze ans et sous réserve d’être bordé par un accoudoir du côté de l’allée ou d’être contigu à un autre siège.[...] » Ces dispositions ne peuvent être utilisées que sur des trajets de transport en commun d’enfants n’excédant pas 50 kilomètres de longueur totale. L'Education Nationale interdit cette possibilité pour tout déplacement d'élèves pendant le temps scolaire.
Notez également que cette règle du "3 pour 2" n'est pas valable dans les autocars équipés de ceinture de sécurité.

Peut-on utiliser les strapontins des autocars lors d’un déplacement pédagogique pendant le temps scolaire ? (une enseignante)
Réponse ANATEEP : L’interdiction d’utilisation des strapontins concerne les transports occasionnels et les services privés. Dans les transports scolaires, ils étaient autorisés jusqu’au 15 juillet 2003. Depuis cette date, les strapontins ne sont utilisables que dans des véhicules de 22 places et moins. En ce qui concerne les déplacements collectifs d’enfants liés aux activités des établissements scolaires, la circulaire n° 99-136 du 21.09.1999 publiée par le ministère de l’Education nationale ne laisse pas le choix :
... « [...]
Il convient d'exiger du transporteur que le nombre de personnes participant à la sortie ne dépasse pas le nombre de places assises, hors strapontins (signalées sur la carte violette, configuration "transports d'adultes" lorsque le véhicule n'a pas été conçu uniquement pour le transport en commun d'enfants). Ce nombre de places fera l'objet d'une deuxième vérification par l'enseignant, juste avant le départ.[...]».
Vous ne pouvez pas transporter les élèves sur les strapontins.

Peut-on transporter des enfants de maternelle sans accompagnateur ? (un parent)
Réponse ANATEEP : Dans le cadre des transports scolaires, aucun accompagnateur n'est réglementairement imposé, même pour des enfants de maternelle. Les départements et les communautés d'agglomération peuvent naturellement prendre des mesures d'accompagnement obligatoire sur leur territoire. Malheureusement, en l'absence d'une norme réglementaire, de nombreux enfants dans certaines zones du territoire, sont transportés encore sans accompagnateurs !
Par contre, pendant le temps scolaire, des normes de l'Education Nationale existent (voir la circulaire n°99-136 du 21 septembre 1999 pour le premier degré). De façon générale, elles dépendent de l'âge des élèves transportés (normes plus draconniennes pour les maternelles) et du type de sortie scolaire (régulière, occasionnelle sans nuité et sorties avec nuité). Cette dernière catégorie est directement autorisée par l'Inspecteur d'académie.

Mes enfants sont déposés devant l’école vingt-cinq minutes avant l’ouverture des portes. L’éducation nationale est-elle responsable ?
Réponse ANATEEP : L’institution scolaire n’a aucune compétence en matière de surveillance et de sécurité des élèves dans le cadre des transports scolaires. L’organisation et le fonctionnement des transports scolaires relèvent de la compétence des départements, ou des autorités urbaines et la sécurité sur la voie publique, hors de l’enceinte scolaire, relève de la compétence du détenteur des pouvoirs de police (maire,...). L’éducation nationale n’a pas le pouvoir de décider des mesures à prendre pour assurer la sécurité des enfants pendant les transports, lors des trajets à pied entre le point d’arrêt du car et l’établissement scolaire et, en cas d’attente devant les portes, avant l’ouverture de l’établissement. En revanche, la circulaire interministérielle n° 95-017 du 23 mars 1995, relative à l’amélioration des transports scolaires met l’accent sur les actions en faveur de la sécurité. Elle préconise le développement de la concertation et de la coopération entre tous les acteurs concernés et prévoit, notamment, que les chefs d’établissement et les directeurs d’école se rapprochent des services compétents des communes afin de rechercher les moyens d’effectuer, dans les conditions optimales de sécurité, l’entrée et la sortie des élèves, leur descente et leur montée dans les transports, ainsi que l’attente devant les établissements scolaires. Ils proposent aux maires de prendre les mesures appropriées en vue d’améliorer les conditions de circulation et de stationnement aux abords des écoles et des établissements scolaires. De plus, les services de l’éducation nationale collaborent avec les organisateurs des transports scolaires afin de définir les circuits les mieux adaptés aux réalités locales.

Un conducteur peut-il refuser l’accès de son car à un élève qui ne présente pas son titre de transport ?
Réponse ANATEEP : A partir du moment où un règlement intérieur, connu de tous (surtout des parents) prévoit que la carte d’ayant-droit est indispensable pour l’accès au car, le conducteur doit l’exiger. Deux cas principaux se présentent alors. De manière un peu caricaturale, soit le jeune n’a pas son titre de transport mais est connu, soit il cherche à frauder. Le premier pourra être accepté à condition que le conducteur note son nom et transmette l’information à son chef d'entreprise qui la répercute à l'organisateur (suivi des récidives). Le second pourra être laissé hors de l’autocar. L’objectif est naturellement de ne pas laisser d’ayant-droit sur le bord de la route. Dans l’incertitude, ou si l'enfant lui est inconnu, le conducteur accepte l’enfant mais rend compte à son chef d’entreprise qui transmet à l’organisateur. N’oubliez pas de faire figurer dans votre règlement la possibilité d’exclure temporairement un récidiviste, la procédure étant parfaitement comprise des parents dès lors qu’elle est prévue au préalable.

Je veux effectuer un transport scolaire avec ma voiture particulière mais le Conseil Général exige de moi une visite médicale à la Préfecture. En a-t-il le droit ?
Réponse ANATEEP : Parfaitement. C’est d’ailleurs le Code de la Route qui prévoit cette disposition. En effet l’article R.221.10 (Décret n° 91-1044 du 7.10.1991, modifié par décret n°2009-1650 du 23 décembre 2009) prévoit que :
« La catégorie B du permis de conduire ne permet la conduite :
- des taxis, des voitures de tourisme avec chauffeur et des voitures de remise ;
- des ambulances ;
- des véhicules affectés au ramassage scolaire ;
- des véhicules affectés au transport public de personnes,
que si le conducteur est en possession
d’une attestation délivrée par le préfet après vérification médicale de l’aptitude physique. »
Lorsque qu’une visite médicale est obligatoire en vue de la délivrance ou du renouvellement du permis de conduire, celui-ci peut être délivré ou prorogé selon la périodicité maximale suivante : cinq ans pour les conducteurs de moins de soixante ans, deux ans à partir de l'âge de soixante ans, et un an à partir de l'âge de soixante seize ans.
Toutefois, pour les conducteurs titulaires de la catégorie D du permis de conduire, la périodicité maximale est d'un an à partir de soixante ans.

Nous travaillons dans une halte-garderie où nous sommes amenés à transporter des petits de 2 à 3 ans. Peut-on mettre une accompagnatrice avec un petit de chaque côté sur les sièges de l’autocar ?
Réponse ANATEEP : Nous nous permettons au préalable de vous recommander de ne recourir aux transports que dans des circonstances exceptionnelles compte tenu du danger potentiel représenté par le déplacement d’enfants de 2 à 3 ans. Si vous y êtes contrainte, vous ne pourrez pas mettre une accompagnatrice avec un enfant de chaque côté. En effet, l’article 52 de l’arrêté du 2 juillet 1982 modifié stipule que :
[...] Quand une personne assurant l’accompagnement des enfants occupe une place de banquette double ou un des deux sièges accolés bénéficiant de la disposition visée ci-dessus (NDLR : division par trois places d’une banquette longitudinale), un seul enfant peut être assis à côté d’elle. [...].
Bien entendu, cette tolérence n'existe pas si le véhicule est équipé de ceintures de sécurité.

Mon enfant est laissé sur le trottoir, tous les soirs, à 8 km de notre domicile. Il est en SEGPA et doit prendre deux cars successivement mais le premier étant systématiquement en retard, il ne peut prendre le second!
Réponse ANATEEP : 1) La difficulté de trouver une solution à votre problème vient sans doute du fait que les lieux de domicile et de scolarisation sont excentrés au niveau départemental. Vous vous situez à la limite de trois départements.
2) Comme dans de nombreux autres cas en France, des familles ayant leur enfant scolarisé(e) en SEGPA rencontrent de telles difficultés car les lieux de scolarisation dispensant ce type d'enseignement sont souvent plus éloignés.
Toutefois, ces deux constats de bon sens ne peuvent en aucun cas justifier le fait qu'un enfant de SEGPA, parfaitement subventionnable au titre du transport scolaire puisse être laissé sur le bord de la route pour un motif d'organisation du système de transport. En effet, depuis les textes de décentralisation, et notamment la Loi d'Orientation des Transports Intérieurs (LOTI) du 30 Décembre 1982, le Conseil Général maîtrise et définit l'organisation des transports scolaires (itinéraires, horaires, points d'arrêts,...) mais également le financement du système (critères de subventionnement....). Une jurisprudence constante du Conseil d'Etat veut que le Conseil Général, en cas d'accident, soit responsable - en tant que personne publique chargée de l'organisation du service public des transports scolaires - si la faute invoquée est imputable à "l'organisation ou au fonctionnement défectueux de ce service" (voir notamment CE 30 mai 1986, Epoux Faix : Lebon Tab. 553/710).
Il semblerait donc, dans votre cas, qu'il y ait rupture dans la chaîne de transport qui ramène votre enfant de son collège à son domicile. Reste évidemment à déterminer les raisons du retard systématique du premier véhicule !... Le caractère fréquent de ce dysfonctionnement ne peut pas avoir échappé au Conseil Général. Ce dernier doit pouvoir apporter une réponse satisfaisante à ce problème de fonctionnement du transport scolaire.

Un autocar peut-il être verbalisé si aucune raison sociale n'est inscrite sur sa livrée ?
Réponse ANATEEP : La réponse est oui. L'article 8 de l'arrêté Transports du 14 février 1986 stipule que : "Les véhicules affectés à des services de transport public routiers de personnes portent à l'extérieur, dans un endroit apparent, le nom ou le sigle de l'entreprise de transport".

Pour consulter la deuxième partie : cliquez ici

 
Informations
ANATEEP - 8, rue Edouard Lockroy 75011 Paris
Tél (0)1.43.57.42.86 -Fax (0)1.43.57.03.94

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